ACTU

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BURN-OUT, pas encore une maladie pour l'OMS

De nombreux médias et sites (de syndicats notamment) ont annoncé la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle par l'OMS.

C'est faux, hélas. Mais, il y a cependant des avancées notables.

Si le burn-out, un concept souvent traduit par « épuisement professionnel », est effectivement mis en corrélation avec le travail, il avait fait son entrée dans sa Classification internationale des maladies depuis quelques temps déjà.

Alors, qu'est ce qui a changé ?

Jusqu'ici, ce syndrome était classé sous le chapitre « Facteurs influençant l'état de santé » mais comme un facteur de la santé. C'est ce qui avait permit à la ministre du travail, Muriel Pénicaud de dire que le burn-out, au même titre que la dépression, n'avait pas à être reconnu comme maladie professionnelle car n'étant pas uniquement lié au milieu professionnel, «à 100%».

Aujourd'hui, le burn-out est reconnu comme une entité à part entière:

« L'inclusion dans ce chapitre signifie précisément que le burn-out n'est pas conceptualisé comme une condition médicale mais plutôt comme un phénomène lié au travail ».

C'est un syndrome résultant d'un stress chronique au travail

Le burn-out est décrit comme « un syndrome (...) résultant d'un stress chronique au travail qui n'a pas été géré avec succès » et qui se caractérise par trois éléments : « un sentiment d'épuisement », « du cynisme ou des sentiments négativistes liés à son travail » et « une efficacité professionnelle réduite ».

Le burn-out lié exclusivement au contexte professionnel.

Pourquoi est-ce une avancée ?

En disant cela, le registre de l'OMS précise que le burn-out « fait spécifiquement référence à des phénomènes relatifs au contexte professionnel et ne doit pas être utilisé pour décrire des expériences dans d'autres domaines de la vie ».

Or, en donnant ce nouveau statut au syndrome d'épuisement professionnel, on engage un processus déjà suivi par d'autres maladie, par exemple la fibromyalgie fut considérée de cette façon avant d'être reconnue comme maladie.

Lorsque ce sera le cas pour le burn-out, par sa caractérisation liée au travail, il deviendra automatiquement maladie professionnelle et ainsi, permettra la prise en charge de ses suites.<<<

Pour aller plus loin:
https://www.futura-sciences.com/…/medecine-burn-out-nest-f…/
https://www.lemonde.fr/…/le-burn-out-reconnu-comme-maladie-…
https://icd.who.int/browse11/l-m/en…

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L'UR CFTC ET LE GRAND DEBAT SUR LA SANTE (Michel Rollo)

Le 18 septembre 2018, le Président de la République annonçait une stratégie de transformation du système de santé s'articulant sur 3 principes :
• la qualité des prises en charge, en plaçant l'usager au centre du dispositif ;
• une structure de l'offre en renforçant l'accès aux soins par un maillage territorial de proximité
• des métiers et des modes d’exercice repensés.

Or lors de l'ouverture du grand débat les questions de santé n'en faisaient pas partie. Les citoyens s'en sont emparés et c'est avec plaisir que la CFTC participe à celui organisé par la CRSA.

Pour la CFTC notre système de santé a besoin d'être revu et corrigé. D'abord il est important que la collecte de solidarité qui finance notre Sécurité Sociale au sens large soit bien fléchée et uniquement réinvestie dans le financement du système de santé pour la part qui lui revient.

Il n’est en effet plus acceptable que la succession, année après année, de budgets contraints assène des déficits hospitaliers se rapprochant annuellement du milliard d’euros. Ce n’est pas en réduisant et en démultipliant les coupes budgétaires que l’hôpital améliorera la qualité des soins, quand ceux-ci de leur côté doivent par ailleurs assumer la désertification médicale, l’évolution des coûts, et l’engorgement des urgences sur beaucoup de nos territoires. Faire de l’ambulatoire à tout va devient une industrie de la chasse aux quotas de lits libérés au détriment des pathologies de patients de plus en plus livrés à eux-mêmes et à des Rendez Vous reportés , susceptibles de mettre leur vie en danger.

De tous côtés que ce soit les usagers, patients, bénéficiaires, ou les professionnels de santé, directeurs de structure de soins ou d'hébergement de personnes âgées, et même le gouvernement si en on croit les déclarations rappelées plus haut, les charges de travail des professionnels sont dénoncées. Certes pas forcément pour les mêmes raisons, cependant nous devons prendre soin des professionnels pour qu'ils prennent soin des usagers.

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A CONTRE COURANT DU GRAND DEBAT

Img 8272 Depuis la rentrée dernière, des partenaires sociaux dont la CFTC sont « EN MARCHE » commune pour combattre les ouvertures sauvages le dimanche des commerces en périphérie des communes de la banlieue Rennaise. S’appuyant sur la loi MACRON, les grandes enseignes n’hésitent désormais plus à bafouer les accords signés qui, jusque- là, permettaient de respecter un nombre de journées d’ouvertures déterminées les dimanches et jours fériés.
Les rencontres récentes, avec des élus de proximité, maires, députés et sénateurs Brétiliens, ont permis de préparer et présenter un amendement dans le projet de la loi Pacte. Ensemble, avec l’appui de la CFTC, les élus locaux ont fait valoir que ce type d’ouverture ne devait pas répondre d’une déclinaison « JUPITERIENNE » mais devait relever de leur propre responsabilité, en parfaite connaissance des besoins des petits commerces de proximité, garante du maillage indispensable, et du lien social dans les campagnes pour éviter la désertification de nos communes.
Outre cette approche, où, pour la CFTC, le travail du dimanche doit rester une exception pour permettre aux familles de se retrouver, et aux associations de fonctionner, cet amendement était une bouffée d’oxygène, contre la pensée unique, pour redonner du sens à une société décadente.
Hélas que croyez-vous qu’il arriva ? Peine perdue ces soi-disant grands débats, sensés devoir écouter les revendications, redonner du pouvoir aux élus, ou encore revitaliser la désertification rurale, voire faciliter les transports en commun, finalement ne sont que stratégie d’endormissement. Si encore cet amendement avait eu un coût pour les contribuables, non, ce refus n’est ni plus ni moins qu’une contribution pour des capitaux privés, bien souvent très éloignés des Bretons.
L’occasion était trop belle pour donner une réponse positive aux gilets jaunes, et une fois encore, elle n’est que le résultat d’un manque d’expertise où les jeunes parlementaires majoritaires, pour des raisons bassement politiques oublient ceux qui les ont élus.

Michel Rollo

Président de l'Union Régionale

LE BOUC EMISSAIRE

 

Mardi dernier, le 19 février, de nombreuses manifestations contre l'antisémitisme avaient lieu partout en Bretagne. J'étais à celle de Vannes. D'autres militants CFTC étaient aux rassemblements de leurs secteurs, Rennes, Quimper, Saint-Brieux, Lorient, etc...

Sur le renouveau antisémite, il y a deux choses à dire, un constat et un positionnement.

Le constat est que, malgré tout ce qui est arrivé dans le passé, malgré les crimes de ces dernières années, nous n'avons pas su résorber l'émergence d'un nouvel antisémitisme, tout attentif que nous étions à veiller à ce que l'ancien ne revienne pas. L'éducation, l'enseignement, la morale ont failli. Et il faut maintenant y remédier. Les idéologies progressistes à tout prix ont failli. Certains ne se réveillent que quand les "loups sont entrés" comme dirait Reggiani. D'autres idéologies surfent sur ce qu'il y a de pire en l'homme. Elles doivent, comme les autres, se remettrent en question sous peine de porter la responsabilité de la diffusion de la haine.

Le positionnement est celui de la CFTC. Il tient dans trois des quatre fondamentaux qui sont notre constitution. La dignité de la personne humaine, le bien commun et la solidarité. Ces principes majeurs font que non seulement nous ne devons pas céder aux sirènes des racismes, mais encore que nous devons être à la pointe de la lutte contre ces haines intimes ou proclamées. Nous défendons les plus faibles au quotidien dans le cadre de nos mandats. Les militants sur le terrain le restent lorsqu'ils sortent de leur section. Nous défendons une société juste. C'est pourquoi nous comprenons les aspirations légitimes de la population. Et parce que nous sommes partie de cette population, nous ne tolérons aucun racisme, et l'antisémitisme parce qu'il est la cause des assassinats de ces dernières années, encore moins. Nous défendons la solidarité entre les personnes et c'est à ce titre que nous étions présents dans les rassemblements.

Nous ne tolérons pas l'antisémitisme. Nous ne tolèrerons pas la stigmatisation d'un bouc émissaire. Nous voyons avec tristesse certains participants à ce mouvement légitime se vautrer dans la haine.

Les français de confession juive sauront que la CFTC marche à leurs côtés.

 

Lettre aux sénateurs

Suite à l'amendement au PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019) voté de nuit dans la plus grande discrétion, et contre lequel nous nous battons, la CFTC BRETAGNE a envoyé ce courrier aux sénateurs qui doivent le voter en seconde lecture.

La CFTC se bat pour vous.

Lettre senat

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Revoir notre systeme de prevention des risques professionnels

pour revoir en profondeur notre systeme de prevention des risques professionnels

De prometteuses négociation et concertation sur la santé au travail, pour lesquelles la CFTC avait livré de nombreux éléments de réflexion, devraient commencer. Les organisations syndicales adressent aujoud'hui en commun un message fort au Gouvernement : cette concertation et cette négociation, doivent avoir lieu, et notre système de prévention des risques professionnels doit être réformé.

Une sante au travail 545x440

 

L’ensemble des organisations représentatives des travailleurs, est convaincu qu’il faut revoir en profondeur notre système de prévention des risques professionnels. Les entreprises doivent être incitées à s’appuyer sur les acteurs de la santé au travail, afin de mettre en place une stratégie de prévention primaire des risques professionnels et d’assurer une traçabilité de l’état de santé des travailleurs, leur permettant de respecter leurs obligations légales en la matière.

En tant que représentants des travailleurs, nous nous sommes investis dans un débat constructif et sans posture pour construire le troisième Plan Santé Travail (PST3) qui a la volonté d’opérer un renversement des cultures de santé et de sécurité au travail. Ce plan, salué par l’ensemble des acteurs de la prévention des risques, ne doit pas rester un recueil de mesures purement incantatoires, et doit trouver des applications concrètes dans les entreprises. La prévention primaire des risques professionnels de santé doit devenir la priorité du monde du travail.

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"Grand débat national"

La CFTC incite ses militants à prendre part au grand débat 

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Après la loi sur les mesures d'urgence économique et sociale, le gouvernement instaure aujourd'hui un "Grand débat national" sur un certain nombre de grandes thématiques. Nous ne pouvons que souscrire à un dialogue social ouvert à tous !

Sans revenir sur les événements passés, la CFTC n’a eu de cesse ces dernières années de rappeler aux pouvoirs publics leur obligation morale de faire en sorte que chaque citoyen, chaque famille puisse vivre dignement des ressources obtenues par leur travail. Le malaise actuel est la conséquence, pour une bonne part, des difficultés à satisfaire depuis trop longtemps cette obligation. Le grand débat national constitue une occasion de comprendre et résoudre ces difficultés.

Le gouvernement a la main sur l’organisation de ce grand débat national. Des réunions d’initiative locale sont prévues ainsi que des contributions en ligne via une plateforme créée pour l’occasion. Vous trouverez sur cette plateforme toutes les informations relatives aux diverses modalités de participation au débat. Nous vous invitons à relayer ces informations auprès de vos équipes et / ou de vos militants.

Si la CFTC incite ses équipes militantes à prendre part aux débats, elle ne donnera en revanche pas de consignes particulières sur le fond des sujets qui seront sur la table. Nous leur mettons toutefois à disposition un cahier revendicatif (voir l’encadré ci-dessous) dans lequel nous rappelons certaines des grandes propositions votées lors de notre Congrès de Vichy ou d’autres positions adoptées depuis.

À la lumière de l’analyse que nous faisons des événements, ces propositions nous paraissent plus appropriées que jamais. Elles s’inscrivent parfois dans les grands thèmes définis par le gouvernement et parfois en dehors ou « à cheval » sur plusieurs d’entre eux. Elles correspondent surtout à ce que nous considérons être nos « coeurs de compétences » en tant que syndicalistes.

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